Le duc d'Albe et l'expedition orangiste de 1568

Titel "Le duc d'Albe et l'expedition orangiste de 1568", in: Annales de l'Académie Royale d'archéologie de Belgique, LXXVII, 7e série, tome VII, Fascicule unique, 1930, Fascicule II, 1931, pp. 283-303. Noten.  
Auteur Bonhomme, G.
Jaar van uitgave 1931
Citaat "Enfin, dans aucun travail, les idées directrices des plans de chacun des adversaires ne sont mis en lumière d'une façon suffisante. C'est dire que l'étude synthétique de ce grand fait attend encore son auteur.Cette synthèse, nous espérons pouvoir y apporter bientôt une contribution importante en ce qui concerne la lutte dans les Pays-Bas méridionaux. Pour l'instant, notre but est autre. Nous nous proposons de dégager les grandes lignes de la campagne de 1568 d'en faire ressortir l'importance et, en évoquant ses phases principales, d'énoncer les réflexions qu'elle nous a suggérés, tant au point de vue de la connaissance de notre passé qu'à celui des conditions du problème posé par la défense de la Belgique contemporaine." (286/7)"L'idée maîtresse de ce plan paraît avoir été double.Tout d'abord, Orange devait être convaincu de ce que sa rés­istance armée contre la politique oppressive du duc d'Albe lui rallierait les populations, qu'il n' aurait qu'à paraître pour être salué comme un sauveur, et déterminer une explosion de colère qui ferait sûrement reculer le terrible duc." (289)"L'échec de la première série des opérations orangistes fut un coup dur pour Guillaume. Et, cela, de bien des manières. Il jeta l'hésitation et le désarroi dans le camp de ses alliés. Il permit au duc d'Albe de terroriser le pays. En outre, il força le Prince à retarder de plusieurs mois sa rentrée en scène, et, circonstance plus grave, les mois ainsi per­dus étaient des mois d'été, ce qui reportait à la fin de l'automne, voire même au début de l'hiver, la reprise des combats.Tout autre que Guillaume se fût découragé. Le prince, au contraire, écrivit à son frère Louis que rien ne pourrait l'ébranler. Il reprit donc ses négociations et ses préparatifs sur de nouveaux frais. Du reste, Albe non plus, n'était sans souci. S'il avait repoussé la première attaque, il n'avait pu atteindre le corps principal de l'ennemi. Tant que Guillaume était debout, la lutte n'était pas finie. Il le savait bien. Il lui fallaitrefaire ses forces, les augmenter en vue des nouveaux combats, et l'aide des Etats du pays lui faisait singulièrement défaut." (291/2)
Trefwoorden Militaire Geschiedenis