Les gverres de Nassav. Descriptes par Guillaume Baudart de Deinse en Flandre. A Amsterdam

Titel Les gverres de Nassav. Descriptes par Guillaume Baudart de Deinse en Flandre. A Amsterdam, Chez Michel Colin Marchand libraire sur l'Eau, livre domestique 1616.[Gegraveerde titelplaat]: Pourtraits en taille douce, Et Descriptions des Sieges, Batailles, rencontres & autres choses advenues durant les Guerres des Pays bas, sous le Commandement des Hauts & Puissants Seigneurs les Etats Generaux des Provinces Vnies, & la conduite des Tresillustres Prince d'Orange & Maurice de Nassau son fils. A Amsterdam, Chez Michel Colin, Marchant Libraire. 1616. Deel 1: Willem I, 466 blz. ill., deel II, Prins Maurits, 493 blz. Register op beide delen.
Auteur Baudartius, Willem
Jaar van uitgave 1616
Citaat "LEs nouvelles estans venuës à Anvers, que la gendarmerie de la Regente marchoit vers Oustervveel, pour se jetter sur le Sieur de Thoulouse, un grand trouble survint en la ville, les bourgeois prenans les armes avec grande desfiance des uns envers les autres. Les Reformez vouloient aller au secours dudit Sieur : Ce que les autres leur pretendoient empescher. Le Magistrat craignant que leurs dits bourgeois ne sortissent avec furie &, temerité, firent fermer la porte de devers Oustervveel, comme aussi le pont de la Rooporte, & ordonnerent trois compagnies prinses pour la garde de la ville, pour estre le long des rempars de ce costé là, renforcans la garde avec les soldats de la ville & autres bourgeois, & y eut toute la nuit torches, lanternes & salots par les ruës. Le Prince d'Orange, le Comte de Hoochstraten, & le Bourgmaistre Stralen, qui estoit fort aimé de la Commune, desconseillerent entierement la sortie aux bourgeois, leur remonstrans qu'il leur seroit impossible de delivrer les soldats, d'Oustervveel, que plustost ils se metttoient en danger d'estre batuz si tost qu'ils seroient hors de la ville, comme n'estans en nombre suffisant pour seulement soustenir la cavalerie du Drossart de Brabant : & les requirent presques à mains joinctes qu'ils ne voulussent bouger de la ville: mais cette populace toute eschauffee & à demi enragee, ne voulans prester l'oreille à ces remonstrances, mit en pieces la Rooporte, menacans le Prince & Le Comte de faire cecy & cela, s'ils ne les laissoient sortir, mesmes aucuns ne se seindrent pas de taxer ces Seigneurs d'estre traistres : qui plus est, un d'entre eux Accoustreur de draps presenta sur la poitrine sa harquebuze au Prince, menacant de tirer sur luy : de maniere, qu'en cette esmeute ces Seigneurs ne furent sans danger de leur vie : ce neantmoins ne faisans semblant d'avoir remarqué cés iniures & menaces, entretindrent ces gens si long temps, que la serveur de cet alarme vinst à s'alentir, & à la parfin leur fut accordé que cinq cents d'entre eux sortiroient, avec protestation, que c'estoit comme par force & contrainte qu'on le leur accordoit. Eux entendans qu'on ne leur vouloit permettre de sortir en plus grand nombre, ne voulurent sortir mais demeurerent, & ne laisserent de se tenir en armes, se saisissans à bon conte de la place dite Meerebrugghe. Ils occuperent aussi la portes de la ville, & tirerent de l'Arcenal vn canon, nommé Eeckhof, pour s'asseurer à l'encontre de ceux qui voudroient endommager. Le Prince d'Orange craignaint que quelque estrange & sanglante issuë ne s'en ensuivist, ne desista que par prieres, menaces, admonitions; il n'eust finalent amené l'affaire jusques là, que chacun, pour cette fois se retirast à la maison; donnant ordre que le canon fust remené en son lieu." (19/20)
Trefwoorden Algemene en Politieke Geschiedenis